Pression scolaire et peur de l’échec

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Avec sa réputation de “lycée d’excellence”  et ses nombreuses mentions au baccalauréat, le lycée Descartes semble mener droit vers la réussite. Mais ce chemin n’est pas sans embûches et les élèves n’en sortent pas tous indemnes.  

Aujourd’hui, et de plus en plus tous les jours, un certain nombre d’élèves sont sujets à la pression scolaire. Stress, maux de ventres et de têtes, obsessions des notes et de la performance, insomnies, les symptômes de ce fléau sont nombreux et pour le moins déplaisants.

Bien que la pression scolaire ne soit pas une maladie et encore moins une maladie grave et incurable, elle mérite tout de même d’être discutée.

D’où vient cette pression scolaire ?

Ne prétendant ni être psychologue ni spécialiste du milieu scolaire, je ne peux donner de réponse certaine. Mais selon mon expérience personnelle et mes observations, cette peur panique de l’échec peut provenir de différents facteurs dont les principaux sont :

  • Les parents ; sans que cela ne soit intentionnel ou voulu, ont tendance, avec de bonnes intentions derrière, à vouloir que leur enfant soit le meilleur, à le pousser aussi loin que possible. “Je veux que tu sois meilleur encore que moi”. Phrase typique des parents qui parfois reposent leurs rêves et leurs désirs non assouvis sur leurs enfants qui représentent leurs avenirs. Cependant, les enfants n’ont pas forcément les mêmes desseins que leurs géniteurs, et se retrouvent bien malgré eux, entre un cours particulier et une des demi douzaine d’activités extra scolaires à ressentir cette pression et cette peur de ne pas satisfaire ses parents.
  • La concurrence : au Lycée Descartes, une bonne partie des élèves sont “très bons”, voire “excellents” donc valorisés, laissant bien peu de place aux élèves dit “moyens”. Dans ce lycée où l’on voit un peu trop les meilleures écoles pour les meilleurs salaires -ce qui n’est pas une mauvaise chose loin de là-, la concurrence devient parfois telle que l’on se sent menacé par son prochain, les élèves ne deviennent que des concurrents potentiels, qui si l’on ne les “bat” pas prendront le peu de places dans ces écoles sources de désir. Quant aux peu d’élèves qui n’ont pas d’ambitions aussi hautes, ils sont mis de côtés sans que ça ne semble déranger qui que ce soit.
  • Le Lycée Descartes : Sans vouloir généraliser, l’ambiance au lycée Descartes, la “hiérarchie” dépassée des filières,  les meilleurs élèves mis sur un piédestal, les professeurs qui veulent préparer aux classes préparatoires alors que le pourcentage d’élèves voulant y accéder est loin d’être majoritaire, les professeurs à la réputation “d’Hitler des notes”, l’importance donnée au dossier scolaire et l’impression que la moindre salissure dessus ruinera notre avenir.

La pression pèse sur les épaules des élèves, aussi lourde que leurs cours et leurs cahiers. Quand prendra-t-elle fin ? Faut-il que tous les élèves craquent tous un par un pour que l’on se rende compte que tout le monde ne peut pas être le meilleur de la classe et qu’il faut de tout pour faire un monde ? Ce “hunger games scolaire” prendra-t-il fin ou c’est nous qui mourront tous de faim ? Le seul capable de vous répondre sera le vainqueur au dossier qui sent la rose et aux notes qui volent vers le ciel. Que gagne-t-il au final ? A vous de me le dire …

Rhita Bouabid

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